Insight

Sentiment de marque dans les LLM : classifier et agir

Le sentiment LLM est mesurable via un classifieur secondaire (Claude Haiku, GPT mini) qui retourne catégorie + raison pour chaque mention. Sur 100-500 mentions/mois, le signal devient significatif. Distribution baseline saine et trois leviers d'action pour les mentions négatives.

Le sentiment LLM est mesurable

Quand un LLM cite votre marque, le contexte de la mention porte une coloration émotionnelle : positif, neutre, négatif, ou mixte. Cette coloration est mesurable via un classifieur secondaire (Claude Haiku, GPT-4 mini, ou modèle équivalent) qui passe la réponse complète et retourne une catégorie + une raison. Sur un volume de 100-500 mentions/mois, le signal devient statistiquement significatif.

Méthode de classification

Pour chaque réponse LLM citant votre marque : prompt au classifieur du type « Cette réponse mentionne la marque X. Le contexte de cette mention est-il positif, neutre, négatif ou mixte ? Réponse en 1 mot + une raison principale en 10 mots ». Avec Claude Haiku, coût ~0.0001 $/classification, total ~0.05 $ pour 500 mentions/mois.

Les quatre catégories

Positif : la marque est recommandée, citée comme référence positive, ou décrite avec adjectifs favorables (« leader », « innovant », « reconnu »). Neutre : la marque est mentionnée factuellement sans coloration (« X est un acteur du secteur »). Négatif : la marque est évitée, citée avec critique, ou comparée défavorablement. Mixte : la mention contient à la fois positif et négatif ou nuances complexes.

Distribution baseline saine

Pour une marque B2B B2B FR mid-market en bonne santé : ~25-35 % positif, ~50-60 % neutre, <15 % négatif, <5 % mixte. Variations hors de ces fourchettes sont des signaux. Distribution « 90 % neutre » suggère un manque de personnalité de marque (pas de critique mais pas d'ambassadeur). Distribution « 25 % négatif » signale une crise réputationnelle.

Diagnostic des mentions négatives

Sur les mentions classées négatives, faire une revue qualitative de l'échantillon. Trois patterns fréquents : (1) hallucination factuelle hostile (LLM invente un fait négatif sans source réelle), (2) reprise de contenu négatif vrai (article presse négatif du passé sur-représenté), (3) coloration générale légèrement défavorable (pas de fait précis mais ton défavorable). Chaque pattern exige une réponse différente.

Exemple Q1 2026

Marque B2B SaaS : 30 % positif, 55 % neutre, 12 % négatif, 3 % mixte. Sur les 12 % négatif, raison principale « prix élevé » (60 %), « UX confuse » (25 %), « support lent » (15 %). Action : page comparative prix transparente + revue UX, support proactif.

Évolution temporelle

Sentiment moyen sur 12 semaines glissantes est plus utile qu'une mesure isolée. Une amélioration progressive du positif (+5 points en 12 semaines) est le signal d'une stratégie de marque qui prend. Une dégradation progressive du négatif (+5 points en 12 semaines) signale une crise naissante avant qu'elle ne soit visible ailleurs.

Action sur les mentions négatives

Trois leviers : (1) corriger les erreurs factuelles à la source (publication corporate factuelle, mise à jour Wikipedia, RP correctrice si presse), (2) produire du contenu positif explicite pour rééquilibrer la distribution, (3) répondre aux critiques produit/service réelles plutôt que les nier. Délai d'impact : 8-16 semaines pour voir un changement mesurable de la distribution.

Outils qui font la classification automatique

Geoperf, Profound, Brandwatch AI Mode classifient automatiquement chaque mention. Pour DIY : API Anthropic Claude Haiku, coût marginal négligeable, permet contrôle fin du prompt de classification. Vérifier régulièrement la qualité de la classification sur un échantillon manuel — les classifieurs ont 5-10 % d'erreur sur cas ambigus.

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